AAPPMA Lacs et Torrents


Les bénévoles de l'AAPPMA en action !



Nettoyage des rives de Montrigon (2013)


La retenue de Montrigon est parmi les plans d’eau de Tarentaise  un des plus attractifs pour la pêche. Les raisons sont multiples : facilité d’accès,  proximité de l’agglomération, abondance de truites, environnement superbe. 
S’il attire les pêcheurs locaux, il est aussi très fréquenté par les touristes qui recherchent de plus en plus une pratique de la pêche sans difficultés et dans des sites de qualité.

Cependant, par manque d’ entretien, la  végétation rivulaire devient de plus en plus dense, ce qui gêne le maniement des cannes et les lancers.

Pour donner au plan d’eau une attractivité maximum avant la saison d’été, l’association «Lacs et torrents» a décidé d’intervenir après avoir passé une convention avec Edf, propriétaire  du site. L’objectif a été  d’ouvrir des fenêtres dans le rideau végétal afin de recréer des postes de pêche.

Des arbres de taillles conséquentes ont été sortis des eaux du marais

Armés de cisailles, de serpes et de tronçonneuses, une vingtaine de bénévoles se sont attaqués aux rives du bassin proches du pont Mayet afin de couper  les taillis et les arbres secs ou trop inclinés. Avec l’aide d’un treuil, ils ont même sortis un grand nombre de troncs immergés qui étaient devenus de redoutables pièges pour les lignes des pêcheurs. Même une canne avec son moulinet ont été repêchés !

Pause casse croûte bien méritée offert par l'association

Parallèlement à ces interventions, l’association a procédé à l’enlèvement de détritus. Bonne surprise : la récolte a été moins importante que prévue ce qui prouve que le public est plus respectueux que par le passé !

Devant l’importance du linéaire qu’il reste à traiter, les bénévoles de l'AAPPMA Lacs et Torrents ont émis l’idée de reconduire ce type d’ opération.



Remise à niveau du panneautage (2012) 

Peut être l'avez vous remarqué mais le panneautage des cours d'eau a été entièrement remis en état.
En effet, dans un soucis de ne pas induire le pêcheur en erreur, plus de 80 panneaux de réserve de pêche ont été posés aux bords des cours d'eau.


Notez également la pose de plusieurs panneaux aux abords de l'Isère entre le pont des chèvres et la confluence avec le St Claude où il est interdit de marcher dans l'eau jusqu'au 31 mai afin de protéger les frayères à truites autochtones.


Réouverture de bras secondaires (2012)

Les crues créées une véritable mosaïque d’habitats pour les poissons. Les cours d’eau comme L’Isère ne subissent plus de crues importantes (dites crues morphogènes), véritables architectes des rivières.

Ces crues sont capables de façonner et de nettoyer le lit en entretenant la végétation pour permettre par exemple l’ouverture de bras secondaires.L’artificialisation des débits par les barrages a eu en conséquence, un impact majeur sur la faune et la flore aquatique (diminution de la qualité et de la quantité d'habitats notamment).

Les bénévoles de l’AAPPMA Lacs et Torrents se réunissent parfois pour entretenir la végétation afin de diversifier les écoulements, augmentant ainsi les zones de reproduction et d’habitats de notre chère truite fario.

Par exemple ici, sur un bras secondaire de la Haute Isère, les arbres couchés ont courcircuité le bras qui s’est asséché, ne permettant plus aux poissons de venir frayer à l’automne.     

Le bras de l’Isère est asséché à cause d’une végétation trop abondante


Avec une bonne tronçonneuse et de l’huile de coude, le bras a été nettoyé en 2 h. Espérons qu’à la prochaine crue, le bras sera de nouveau alimenté en eau.

Après travaux, le bras est ouvert, prêt à être réalimenté en eau lors d’une prochaine crue



Diversification des habitats sur le bras de Viclaire (2016)

Au cours de l’automne 2015, dans le cadre du Contrat de Bassin Isère, piloté par l’Assemblée du Pays Tarentaise Vanoise, la municipalité de Ste Foy a mené d’importants travaux de protection de la zone artisanale de Viclaire, vis-à-vis du risque d’inondation. Ce volet sécuritaire a été complété par des opérations de renaturation du milieu aquatique, avec des aides financières  de l’Agence de l’eau.

En cohérence avec cette politique, ce printemps, l’Aappma Lacs et Torrents, est intervenue 2 fois sur le ruisseau du Champet, afin de multiplier les habitats piscicoles (nettoyage et diversification du lit, entretien de la végétation rivulaire) et de rétablir la connectivité avec l’Isère.

                               Aider la rivière à s’améliorer

Les bénévoles viennent de compléter leur travail en posant 15 m3 de blocs livrés par l’entreprise Bruno TP, dans le bras de l’Isère nouvellement réouvert. S’il reste encore à disposer d’autres blocs dans la partie aval,  le résultat est déjà très satisfaisant, puisqu’ en 2 ans,  dans le secteur Viclaire- Champet, la qualité  du milieu aquatique s’est beaucoup améliorée.

Ce secteur en réserve de pêche depuis 15 ans abrite une population de truite fario méditerranéenne, héritage d’une colonisation  depuis la mer, à la fin de la dernière glaciation, il y a 10 000 ans. Cette souche autochtone  est également présente sur l’axe Isère, à Aime et à l’aval d’Aigueblanche, mais le secteur du Champet marque sa limite altitudinale.

                             Sauvegarder la Fario méditerranéenne

Sa protection passe par l’amélioration de la qualité de l’eau, en luttant contre les pollutions, et aussi par celle des habitats piscicoles. D’où l’intérêt porté au ruisseau du Champet et au bras de Viclaire qui sont des zones de refuge en cas d’inondation, et surtout des zones de reproduction, et de grossissement pour les juvéniles.

Dès cet automne, ces deux  sites fonctionneront comme des zones préférentielles de fraie. Dans la continuité de sa politique menée depuis 2 décennies  l’objectif de l’Aappma sera  atteint une nouvelle fois : donner un coup de pouce à la rivière pour qu’elle rende  au centuple ce que lui a été offert.

Le 17 septembre 2016.